Un opéra se met en place à Trois-Rivières

Valérie Poisson avec Piano
Valérie Poisson avec Piano

Il y a une belle tradition de chant classique en -Mauricie avec les nombreuses chorales présentes sur le territoire, mais il y a peu de place pour le chant d’opéra. Cette époque est maintenant révolue avec la création de l’Opéra de Trois-Rivières.

« Il y a des opéras à Montréal, à Québec et à Rimouski, mais il y a peu d’opportunités pour les chanteurs d’opéra en général. Il y a peut-être une demande d’environ quatre chanteurs par année pour les opéras », constate Valérie Poisson, soprano et fondatrice de l’Opéra de Trois-Rivières.

« J’ai écouté l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières (OSTR). C’est un orchestre d’un niveau exceptionnel ! L’OSTR est un bijou caché. Avec la présence d’un orchestre avec un tel niveau, il ne manquait qu’un opéra à l’offre musicale classique », ajoute-t-elle.

L’arrêt des spectacles entraîné par la pandémie de -COVID-19 a donné l’occasion à Valérie Poisson et ses collaborateurs de trouver le temps nécessaire pour mettre sur pied ce projet avec des partenaires de la région. L’Opéra de Trois-Rivières souhaite d’abord rendre l’art lyrique accessible au plus grand nombre de personnes et favoriser la création et la représentation d’œuvres contemporaines en Mauricie et au Centre-du-Québec.

« On veut être un organisme professionnel de production, précise -Valérie -Poisson. On va donner des contrats aux chanteurs d’ici pour offrir de l’employabilité en région. »

Pour l’instant, l’équipe de l’Opéra de Trois-Rivières discute avec différentes organisations, autant des chœurs que des orchestres, pour évaluer les possibilités de partenariat. Valérie Poisson aimerait aussi faire une belle place aux minorités visibles.

En raison de la pandémie, les opéras avec mise en scène iront davantage à l’année prochaine. Toutefois, l’Opéra de Trois-Rivières souhaite présenter des versions concert de Carmen et de La Flûte enchantée.

« Avec la version concert, il n’y a pas de mise en scène ni de costume, mais ça pourrait nous permettre, par exemple, de faire une captation de la prestation. On aimerait donner un avant-goût aux gens », précise Valérie Poisson qui se donne également pour mission de faire découvrir des opéras francophones au cours des prochaines années.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *